20 août 2013

ILE MAURICE : Les joueurs d’Attila en véritables guerriers



Attila, École de Basket de Cassis et Mahebourg Flippers ont remporté hier leur duel contre Roche Bois Warriors, Vikings et Forest Side BC respectivement, au gymnase James Burty David à Curepipe. Avec l’art et quelques fois la manière, mais surtout avec un bon basket. La victoire la plus significative est à mettre au crédit d’Attila, qui a dompté les Warriors avec 12 point d’avance (78-66).
Dans la pratique, la victoire d’Attila le rapproche un peu plus du Real. « Nous avons enlevé la victoire parce que les joueurs ont fait ce qu’il fallait », souligne Nicolas Duval, coach d’Attila. Contre les Warriors, il fallait simplement appliquer les instructions. « Ils ont gardé les pieds sur terre. Ils sont restés soudés sur le terrain et sur le banc, et c’est qui a joué en notre faveur. »
Mais est-ce à dire que les Roche-Boisiens n’ont pas connu le même succès ? « Non, ils ont bien joué eux aussi. Nous avons commis quelques erreurs, mais nous allons les corriger pour la suite de la compétition », affirme Nicolas Duval. Toujours est-il que la prochaine rencontre sera une sorte de test : Attila croisera le fer avec le CSSC dimanche prochain. « Il n’y a plus de petites ou de grandes équipes. Nous devons faire attention à ceux qui sont en face de nous. Mais cette victoire donne confiance au groupe. »
Plus tôt, on a vu la victoire de l’École de basket de Cassis (EDB Cassis) aux dépens des Vikings sur le score de 74-66. Une rencontre qui a été parfois sujette à certaines protestations verbales, parfois remontant la pente et montrant le basket-ball sous son meilleur jour.
Ce sont pourtant les Vikings qui prennent le meilleur départ, Cassis ratant la bagatelle de huit lancers francs au premier quart-temps. « Ce qui fait que nous avons dû courir après le score », souligne Clency Pragassa, coach de Cassis. Si bien que vers la fin du deuxième quart-temps, à 27-25, on voit que le match risque de durer, les équipes se rendant coup sur coup.
Quelques décisions arbitrales un peu controversables, comme le souligne Wendell Leong Kow, ont achevé les ambitions des Vikings. « L’arbitrage n’était pas correct. Il y a eu des fautes qui n’ont pas été sifflées. Du coup, les joueurs ont perdu parce qu’ils étaient plus concentrés sur les fautes que sur leur jeu. »
Mais il y a autre chose qui a pu couper les Vikings dans leur élan. En fin de rencontre, les deux équipes se livrent à un petit numéro de tirs à trois points. Ghislain Fanny pour les Vikings, Joël Pascal pour Cassis mettent les deux équipes à niveau.
Survient la panne d’électricité. « Ça aussi a joué contre nous. Nous étions dans une bonne lancée et le match s’est arrêté à cause d’une panne de courant », affirme encore Wendell Leong Kow.
C’est dans les ultimes secondes de jeu que Cassis construira son succès. « Nous avons été trop confiants en début de deuxième mi-temps. Nous avons laissé jouer, mais nous avons aussi manqué huit lancers francs au premier quart-temps », peste Clency Pragassa. Au total, Cassis a laissé filé 18 lancers francs. « Contre le Real, nous avons perdu une dizaine et contre Roche-Bois à peu près 20. C’est beaucoup mais c’est une partie que nous devons travailler. »
Dans le troisième match, les Mahebourg Flippers ont pris la mesure du Forest Side BC sur le score de 91-52. L’occasion pour les Mahébourgeois de faire tourner l’équipe et de se préparer pour leur future sortie, dimanche prochain, contre les Roche Bois Warriors. « Nous verrons bien. Mais cette victoire nous donne confiance pour la suite, surtout que nous voulons toujours être dans la course pour les playoffs », souligne Pascal Prayag, entraîneur des Flippers.
La septième journée se poursuit demain avec la rencontre ASVP/Curepipe Starlight au gymnase Palmerstone à Phœnix à 19 heures. La dernière rencontre de la septième journée se jouera dimanche à Curepipe et mettra aux prises le Real à BBRH-Hoop.
La huitième journée, par contre, sera celle de tous les dangers pour les prétendants. À suivre, donc.