01 septembre 2014

TUNISIE : Les clubs préparent la nouvelle saison .. «L’USMo voit grand cette saison» estime le coach egyptien Héni Fadi

Basket-ball : Les clubs préparent la nouvelle saison .. «L’USMo voit grand cette saison» estime le coach egyptien Héni Fadi
Il ne reste qu’une semaine pour le démarrage du championnat et pour rencontrer le Gazelec le 6 septembre dans le cadre de la première journée du championnat. Un match à deux points et c’est ce qui motivera les joueurs à aller de l’avant et à tout faire pour ne pas se faire piéger.. Dans ce contexte précis, le staff technique dirigé par le nouvel entraîneur égyptien Héni Fadi ne veut rien laisser au hasard, lui quisait pertinemment que la première rencontre revêt une importance capitale,.
« L’essentiel , c’est de bien négocier ce match et de faire le plein même loin de nos bases.. Pour justement éviter toute mauvaise surprise, le coach égyptien s’est occupé depuis son arrivée le 18 août de tous les volets concernant l’équipe, et ce, depuis la reprise des entraînements, en comblant les lacunes constatées lors des tests amicaux contre l’ASH et le SN « Mon souhait est de former une équipe homogène et compétitive. C’est pourquoi il faut travailler plus pour être plus compétitif avec beaucoup de matchs de haut niveau. Il faudrait se mettre à niveau D’ailleurs nous envisageons de disputer plusieurs matchs cet . C’est primordial pour la progression collective du groupe. » Côté effectif, le coach egyptien estime que l’USM dispose de bons joueurs « J’ai une liste élargie avec pas mal d’anciens joueurs aux côtés des nouveaux convoqués. Le choix se portera sur les joueurs qui pourront donner plus à cette équipe. Nous avons essayé de renforcer l’ équipe par de nouveaux éléments. Je pense surtout à Hosni Saied et le croateDenis qui pourront donner le plus escompté au club »
Côté départ, Zied Jaafar a préféré signer à l’Etoile du Sahel Youssef Kaddour revient à Radés alors que Ladjimi retourne au CA . Firas Lahyani restera au club.Les ambitions de Monastir seront-elles grandes ? « Oui » avoue le coach égyptien « On va continuer ainsi le travail entamé depuis un mois pour s’améliorer et corriger les lacunes.
On espère être prêts quand la compétition reprendra ses droits. L’USM est un fief de basket alors nous souhaitons jouer les premiers rôles.Si on veut gagner le titre, il faut gagner le maximum de matchs, à commencer par celui du 6 septembre. Je qualifie ce match de celui de la confirmation. Il faut qu’on enchaîne d’ autres victoires pour coller au peloton de tête. J’ai confiance en mes joueurs qui pourront réussir une grande saison avec le soutien inconditionnel des responsables et de nos supporters

25 août 2014

EGYPTE : Spain 2014 - Présentation de l'Egypte

20 ans après sa dernière participation à une Coupe du Monde de basketball, l’Egypte signe son grand retour sur la scène internationale.

L’Egypte a été l’une des équipes surprises  de l’Afrobasket 2013. Les pharaons ont terminé vice-champions de cette compétition.
Logé dans le Groupe A en compagnie de l’Espagne (pays organisateur), la France (Championne d’Europe en titre), la Serbie, le Brésil et l’Iran, les pharaons devront réaliser un exploit pour accéder au second tour. "C'est Un groupe difficile pour nous», nous espérons faire de bons résultats contre des adversaires redoutables, qui sont les mieux cotés que notre équipe dans leurs continents respectifs." Explique Ibrahim El Gammal (arrière égyptien)
 En plus de cela, la dernière participation à une Coupe du Monde pour  l’Egypte s’était soldée par une 14ème place (Canada 1994) et  la meilleure performance remonte à 1950 avec une brillante 5ème place acquise.
A six jours du grand rendez-vous espagnol, Amr Aboul Kheir a annoncé la liste des 12 joueurs. Le grand absent de cette liste étant  Assem Marei, déterminant lors de l’Afrobasket 2013.
La liste des 12 : Haytam Khalifa, Wael Khedr, Moamen Abouelanin, Ibrahim El Gammal, Mouhanad El Sabagh, Sherif Abdalla, Youssef Abou Sousha, Moustafa Ali Elmekawi, Rami Abdalla, Asraf Rabie, Seifeldin Samir Abdou Said and Amro Sherif Abdellhalim.

SENEGAL : Spain 2014 – Gorgui Dieng présent avec les lions

L’entraineur principal de l’équipe senior masculine du Sénégal, Cheick Sarr, a dévoilé la liste des douze joueurs qui vont composer son équipe lors de la coupe du Monde FIBA « SPAIN 2014 » qui démarre dans 6 jours.
Sept des joueurs qui ont aidé Sénégal à décrocher la dernière place qualificative cette Coupe du Monde y figurent.
La bonne nouvelle c’est bien sur la confirmation du joueur NBA des Minesota Timberwolwes, Gorgui Dieng dans cet effectif.
Voici la liste des douze joueurs de l’équipe nationale sénior masculine du Sénégal pour la Coupe du Monde FIBA « SPAIN 2014 » : Xane Dalmeida, Mamadou Ndoye, Thierno Niang, Mohamed Diop, Mouhammad Faye, Maleye Ndoye, Maurice Ndour, Djibril Thiam, Ibrahima Thomas, Hamady Ndiaye, Gorgui Dieng and Abdou Badji.

11 août 2014

CAN U18 : Médaille d’argent pour la Tunisie

L’équipe de Tunisie U18 a remporté la médaille d’argent de la CAN de Madagascar après avoir été battue en finale par l’Egypte sur le score de 80 à 69. Néanmoins, elle a gagné son billet au prochain Mondial.

Afrobasket u-18 – L’Égypte renoue avec le titre

Les Égyptiens fêtant leur nouveau titre

Les Pharaons égyptiens ont battu les Tunisiens hier, en finale de l’Afrobasket U-18 masculin. Les deux équipes défendront les couleurs de l’Afrique au Mondial de Russie l’année prochaine.
En basketball, la logique est souvent im­placable. Pour le derby-finale de l’Afrobasket U-18 masculin, les Pharaons égyptiens affamés de victoire ont décroché le titre africain devant les Aigles de Carthage tunisiens (80-69).
C’était hier, en finale dans un Palais des Sports acquis en faveur de l’Égypte. Une victoire qui rajoute une cinquième étoile au palmarès africain (1977, 1984, 2008, 2012) de l’équi­pe, jugée favorite.
Vainqueurs de la Tunisie aussi bien durant les cham­pionnats arabes qu’à la dernière journée de la phase éliminatoire de cette joute africaine, les garçons du Serbe Jemc Branislav ont confirmé leur supériorité, hier.
Emmenés par Mohamed Abdelrahame, dit Giza (28 points), les Égyptiens n’ont pas tardé à entrer dans le jeu. Ils l’ont très tôt pris à leur compte, les attaques placées conclues par les Mahmoud Elsaid (16 points) et Alian Basem Said Moha­med (20 points) qui faisaient la pluie et le beau temps sous le cercle tunisien. Ils se sont imposés au premier quart-temps par 13 à 10.
Duel de haute lutte
Reprenant du poil de la bête, les poulains de Soufiane Mrabet, très adroits dans les tirs à mi et longue distance, ont pris à leur tour la commande à la pause par un point d’avance (33-32).
De retour sur le parquet, les deux équipes ont livré un duel de haute lutte. À deux reprises, les Égyptiens sont parvenus à recoller au score 48-48, puis 53-53 à trois minutes de la fin du troisième quart-temps, avant de prendre une petite avance (55-53). En l’espace de cinq minutes, les Égyptiens ont réussi à concrétiser 14 points (64-55), alors que les Tunisiens ont bloqué leur compteur à 55.
La Tunisie a essayé de limiter les dégâts, mais l’écart était déjà important. Les Égyptiens s’envolent au score, laissant loin derrière eux les Tunisiens avec un écart de onze points (80-69). Pas de dégât pour la Tunisie qui rejoint l’Égypte au Mondial de Russie l’année prochaine.
DISTINCTION INDIVIDUELLE
Cinq majeurs de l’Afrique
Meneur : Domingos Gerson (Angola)
Ailiers : Mohamed Karaboue (Côte d’Ivoire),
Mohamed Ahmed (Égypte)
Pivots : Yann Rakotomalala (Madagascar ),
Konate Sagaba (Mali)
Fair-play : Bénin
Meilleur joueur : Domingos Gerson (Angola)
Meilleur marqueur : Mohamed Karaboue
(Côte d’Ivoire 14 3 points)
Meilleur tri-pointeur : Domingos Gerson (Angola)
(22 tirs)
Soafara Pharlin

Afrobasket – U-18 – Madagascar au pied du carré

Les joueurs malgaches saluant les supporters pour leur soutien

Tout est bien qui finit bien pour Madagascar qui a terminé en beauté son Afrobasket U-18. Elle a détrôné la Côte d’Ivoire pour décrocher la cinquième place.
La sélection nationale a bouclé son Afrobasket U-18 masculin avec un véritable feu d’artifice contre les Éléphants de la Côte d’Ivoire (82-68), vice-champions de la version 2012, hier dans le match de la cinquième place. Dans un Palais des sports plein à craquer, les garçons d’Angel Manzano se sont montrés plus efficaces en décrochant une précieuse victoire. Ils ont montré que leur défaite en quart de finale, devant l’Angola n’était qu’un faux-pas.
C’était lors d’un match où Kiady Razanamahenina, dit Kifr, et consorts ont montré un début timide. Malmené tout au long des deux premiers quarts-temps où ils ont été menés par sept longueurs d’avance à la mi-temps (31-38), ils ont su renverser la tendance.
De retour des vestiaires, transcendés par un public en délire, y compris le président de la République Hery Rajaonarimampianona, les courageux Yann Rakoto­malala, Livio Ratianarivo et Kiady Rabarijoelina, auteurs de 16 points, respectivement, ont pris le match en main, à leur tour.
Au tir à trois points spectaculaire, Kifr (14 points) a tout donné pour devancer les Ivoiriens (46-45), cinq minutes après la reprise. Redoutable au rebond tant offensif que défensif, Mmadi Ahmed Rakotoson dit Zezy (8 points), qui a fêté ses 18 ans hier, a donné du fil à retordre aux Karboue Am­boudou et Silla Hamoudou.
Meilleures intentions
Incapables de percer la muraille malgache, les Ivoiriens, désabusés, ont eu du mal à marquer. Pour leur part, les nationaux s’introduisaient quant à eux dans la raquette adverse comme un couteau chaud dans le beurre. À la fin du troisième acte, ils ont mené 57 à 50.
Les locaux continuaient avec de bien meilleures intentions sur le parquet au money-time. Les protégés de Tea Olivier Solange, souvent absents en défense et encore plus régulièrement impuissants en attaque, voyaient de nouveau les paniers défiler (70-64) à cinq minutes de la fin. Avec un jeu d’équipe très huilée et une meilleure individualité, nos porte-fanions ont enchaîné les points. Le tandem entre les deux expatriés Yann Rakoto­malala et Kiady Razanama­henina profitait de leur passage pour agresser le cercle à deux reprises. Les trois points de Kifr, suivis de sa petite parade, ont bien bouclé le festival malgache. Score final, 82-68.

09 août 2014

Afrobasket U-18 – L’Angola brise le rêve malgache

Tout allait bien pour les Malgaches (en vert) durant les trois premiers quarts temps

Le rêve de la sélection nationale d’aller dans le carré final de l’Afrobasket U-18 s’est écroulé, hier. Elle s’incline devant les Mondialistes angolais et prend la porte de sortie.
Il n’y aura pas de demi-finale pour l’équipe nationale. Les protégés d’Angel Manzano ont connu une grosse désillusion, hier, devant leur public. Les Mondialistes de l’Angola ont brisé leur rêve (77-87) en quart de finale de la version 2014 de l’Afro­basket U-18 masculin.
Dominateurs presque dans toute la majeure partie de la rencontre, Kiady Rabarijoelina et ses camarades n’ont pas su garder leur avantage et ont craqué durant les cinq dernières minutes de la fin. Ce n’est pas encore fini pour eux. Ce jour, ils disputeront les 5e, 6e, 7e et 8e place contre le Mozambique.
Que retenir de cette rencontre   Que les Angolais ont de sérieuses ambitions, mais aussi des moyens à la hauteur de leurs envies d’aller dans le carré final contre la Tunisie, vainqueur logique de Mozambique (70-58). Face à une attaque menée par Simao da Rocha Lutonda (21 points), meilleur marqueur de la rencontre, et une défense axée sur le marquage individuel, nos porte-fanions ont connu un dur retour à la réalité après leur match remporté à la dernière seconde de mercredi contre le Mozambique. « Les Angolais sont forts en tirs de loin », reconnaît Angel Manzano.
Or, la bande à Eddy Ramanampisoa n’a pas tardé à rentrer dans le match. Les attaques se sont concrétisées. Et de l’autre côté du terrain, les Angolais ont peiné devant le mur défensif malga­che. Ils sont restés près de trois minutes sans marquer. Les deux lancers-francs d’Yann Rakoto­malala ont marqué le premier quart-temps remporté par les Malgaches (18-14).
Fin des illusions
Durant le deuxième acte, les choses ont évolué pour les visiteurs qui ont fini par égaliser (14-14) avant d’être menés à nouveau (37-40). C’est d’ailleurs le score au tableau à la pause.
Au retour des vestiaires, repartant à l’assaut, les locaux ont de nouveau pris l’avantage. Et la machine angolaise a commencé à se gripper. Manque d’inspiration, de concentration, peut-être de lucidité, ou encore une confusion entre vitesse et précipitation, le mauvais scénario a repris. Une occasion pour Kiady Rabarijoelina (12 points), Livio Ratianarivo (9 points), Orlando Rahajaniaina (10 points), et les autres de s’échapper de nouveau. La belle contre-attaque de Kiady Razanamahenina a permis au camp malgache de toujours mener à la fin de la troisième manche (66-55).
Le dernier quart-temps signe la fin des illusions pour Madagascar qui boira le calice jusqu’à la lie, ne marquant pratiquement rien pendant trois minutes. Si les Angolais voyaient tout leur réussir, Elly et ses camarades ont tout raté. Cela s’ajoute aux fautes bêtes permettant aux adversaires d’assurer cinq lancers-francs sur les dix occasions. Cinq minutes avant la fin, les Angolais remettent le tableau à zéro (70-70). C’est là que les Malgaches ont flanché. Ils ont encaissé panier après panier. Menés de plus de cinq points (79-72) après un dunk spectaculaire de César, les locaux arrivent malgré tout à surnager (79-77). Mais la cause était entendue, malgré les efforts d’Yann Rakoto­malala en toute fin de partie, le navire aura bel et bien pris l’eau.
Le score (87-77) est une surprise pour les Angolais qui savourent leur qualification dans le carré d’as. « On était un peu surpris, mais au final, c’est la victoire qui compte », a lancé Carlos Dinge, aux anges. Comme leurs joueurs cadets, vainqueurs de l’Afrobasket U-16 masculin en 2013, à Madagascar, qui disputent actuellement le Mondial U-17, à Dubaï, les Angolais tentent d’aller jusqu’au bout en finale de la compétition.
Soafara Pharlin

08 août 2014

TUNISIE : Petits… grands entraîneurs

Petits… grands entraîneurs
On ne naît jamais grand entraîneur, on le devient pour diverses raisons. Mais, le reste-t-on toujours? Lecture dans le circuit des entraîneurs tunisiens.
On ne naît jamais grand ou petit entraîneur, c’est une règle que nul ne peut contester. C’est la compétence, mais aussi l’entourage sportif, le club, les dirigeants, les joueurs, la chance, les médias (eh oui, un journaliste et un média peuvent rendre un entraîneur quelconque célèbre et grand!), qui contribuent à le carrière d’un entraîneur et de son statut. En basket, c’est le même raisonnement, tous ces facteurs agissent sur la carrière d’un entraîneur. Vous lui ajoutez, cependant, le charisme et le savoir-parler (ou savoir-magouiller dans quelques cas !), car un entraîneur de basket, c’est aussi quelqu’un de présentable qui s’habille bien et qui parle bien aux médias. Contrairement au volley-ball ou au handball, le début des années 90 et l’éclosion de la «Dream Team» aux JO de Barcelone et de la NBA ont fait que le basket-ball est associé à l’image, à l’esthétique et au spectacle, avant la compétence technique. Notre basket-ball, riche de ses traditions, l’est aussi en entraîneurs et en compétences. Sauf qu’on a des niveaux hétérogènes et des cursus complètement distincts. Les profils d’entraîneurs disponibles sont si divers que l’on peut s’y perdre. Il y a les anciens et les moins anciens, les ambitieux et les blasés, les actifs et les déconnectés, ceux qui se recyclent et ceux qui stagnent au basket des années 80… Bref, vous en avez de toutes les couleurs, côté entraîneurs tunisiens ; le résultat est le même : ce sont presque les mêmes visages qui tournent à chaque intersaison. Même s’il y a un potentiel très intéressant en ce qui concerne l’école tunisienne, les dirigeants des clubs tunisiens nous disent souvent (et ils le font discrètement et pas en public) qu’ils préfèrent enrôler un entraîneur étranger au lieu d’un Tunisien. Ils vous disent que l’entraîneur étranger est plus disponible et collabore mieux avec ses dirigeants et ses joueurs. C’est ce que certains dirigeants disent, la réalité dit autrement.
La plupart des entraîneurs qui exercent sont tunisiens. Un vrai choix  ou faute de mieux?

Le rôle des anciens
Nous avons parlé, il y a une semaine, d’«ancienne école dépassée par les évènements», et ça a fait polémique dans les milieux du basket tunisien (tant mieux, ça prouve qu’on nous lit encore!).
Et comme il y a et il y aura toujours de «mauvaises langues», et des gens qui vivent de «tensions» et de «bras de fer», les propos prennent une autre tournure. Oui, nous avons une ancienne école en Tunisie, mais ce n’est pas péjoratif. Cette ancienne école a servi et sert toujours le basket. Elle comprend des monstres du basket qui ont fait et qui font les beaux jours du basket tunisien. A commencer par Ridha Laâbidi (pour qui nous avons une grande estime), l’homme aux titres et à la longue expérience, sans oublier Mustapha Bouchnak, Abouda Ben Brahim, Ali Karabi, Mohamed Toumi, Mohamed Zaouali, Kais M’rad, les frères Senoussi, Habib Cherif, etc. Dans cette classe d’entraîneurs, il y a ceux qui ont raccroché, d’autres qui n’ont pas préféré se mettre à l’heure au basket moderne, et bien sûr ceux qui ont choisi la planification et la formation. Cette catégorie d’entraîneurs a un rôle capital, dans le sens  où ils ont un énorme vécu qu’ils peuvent transmettre aux entraîneurs actuels. On leur reproche une seule chose : ils n’aiment pas (pas tous!) qu’on leur adresse une critique ou qu’on leur fasse la moindre remarque.
A côté de ces entraîneurs prestigieux, il y a une génération d’entraîneurs montée au créneau depuis la fin des années 90. Dans cette catégorie, il y a eu diverses fortunes. Entre succès et échecs, entre chance et malchance, l’histoire retient bien que Adel Tlatli a accompli le meilleur parcours après un temps assez conséquent où il a progressé pour devenir ce qu’il est aujourd’hui. Dans ce palier d’entraîneurs, il y a Monem Oune qui s’installe confortablement après le doublé gagné avec le CA. Abdessattar Elloumi, Sami Husseïni, Mounir Nefzi, Walid El Gharbi, Ryadh Ben Abdallah, Nidhal Abdelkarim, Outaîl Ouij, Samir Bouden, Khalil Ben Ameur, Kacem Ouerchefani, Zouheïr Ayari, Sami Chaouch... sont aussi des gens compétents ayant chacun des qualités. Qu’est-ce qu’on leur reproche?
Un manque d’ambitions parfois, ou une obsession de jouer pour les titres quitte à plonger dans le jeu des coulisses, mais faut-il reconnaître aussi que ce sont des personnes qui n’ont aucune garantie ou instance qui les protègent. Que de fois, ils sont remerciés par de pseudo-dirigeants. Combien d’années, ils étaient obligés d’excercer dans le noir à cause d’un ridicule décret heureusement annulé par Tarak Dhiab. Faute d’appui fédéral en matière de recyclage et de suivi, ces entraîneurs doivent compter sur leurs propres moyens pour se recycler. Ils peuvent compter ainsi sur un autre entraîneur tunisien que nous n’avons pas cité avant, mais qui donne beaucoup au basket tunisien.
C’est Mounir Ben Sélimène, DTN aux Emirats Arabes Unis, qui, ne l’oublions pas, a formé l’équipe U19 en 1999, celle qui regroupait Kechrid, Sélimène, Maoua et les autres futurs champions que vous connaissez. Vous avez vu, nos entraîneurs ont du mérite, malgré tous leurs défauts. Mettons-les en confiance !

AFROBASKET U-18 – Madagascar affronte un géant africain

L’entraîneur Angel Manzano mettait au point la stratégie pour contrer les Angolais, hier

Le troisième quart de finale de l’Afrobasket U18 mettra aux prises Madagascar et l’Angola. Les jeunes Malgaches défieront une équipe composée de joueurs bien imposants.
Face à un géant et face à des géants. Mada­gascar défie l’Angola, ce vendredi à 17h au Palais des sports et de la culture à Mahamasina, pour le compte des quarts de finale de l’Afro­basket U18.
Quand on entend le nom de l’adversaire, personne ne peut être indifférent. Une certaine appréhension s’impose. « C’est certainement la meilleure nation africaine de l’histoire », juge Herilanto Randriamanalina alias Baomba, membre du staff technique de la sélection malgache. Bref, c’est un géant, en dépit de ses performances peu convaincantes lors de la phase de groupe et du risque de suspension de trois de ses joueurs pour s’être bagarrés en plein match.
Les Angolais sont grands. Côté gabarit, il n’y a pas matière à débattre, ils s’imposent. De même sur le plan puissance. Bref, ce sont des géants. « Ils possèdent des intérieurs de qualité. Ils sont forts au rebond. Il faudra être précis et intransigeant au niveau verrouillage. Si jamais, on leur laisse un peu d’espace, ils en profiteront pour nous démolir », lance de son côté Orlando Rahajaniaina, dit Bila.
Comment rivaliser avec, alors   « Nous devons être solidaires. Il faudra avoir un collectif compact. Une bonne circulation de balle sera cruciale lors de ce match », rajoute Bila.
Dynamique de victoires
Si le chouchou du public (NDLR : les supporters scandent souvent son nom durant les matches de Madagascar) se penche sur l’attaque, Baomba se tourne plutôt vers l’arrière-garde : « Il faudra être agressif en défense, afin d’éviter de leur laisser du champ libre. Dans le cas contraire, ils pourront facilement imposer leur tempo et prendront confiance. Ce qui serait un très mauvais scénario. »
Face aux Palancas Negras, littéralement les Antilopes Noires, les jeunes Malgaches vont tenter de poursuivre leur dynamique de victoires. Samedi et dimanche, ils avaient débuté de la meilleure des manières avec deux succès probants, face au Mali et au Bénin. Mercredi face au Mozambique, Ils ont failli subir leur premier couac, sans le panier primé au buzzer d’Elly Randriamampionona.
Certains affirment que les joueurs d’Angel Manzano ont été coupés dans leur élan, avec les deux journées de repos de lundi et mardi. D’autres disent que ce match les a ramenés sur terre. Quoi qu’il en soit, espérons que le fait d’avoir flirté avec la défaite, et de s’en être finalement sorti, leur a certainement mis du plomb dans la tête, avant d’attaquer les matches couperets.
Haja Lucas Rakotondrazaka

MADAGASCAR : Demi finale – Afrobasket – Tunisiens ou Mozambicains pour Kiady et consorts

Les Tunisiens (en blanc)partent favoris face aux Mozambicains.

En cas de victoire, la Grande île sera opposée au vainqueur du match n°20, opposant la Tunisie au Mozambique. Dans cette rencontre, les Maghrébins partent avec la faveur des pronostics. Ils ont été plus qu’impressionnants lors de la phase de groupes. « Les Tunisiens sont forts, techniquement parlant. C’est dans ce domaine qu’ils font la différence à chaque match », juge entre autres Herilanto Randriamanalina, alias Baomba, membre du staff technique malgache.
Si Madagascar se qualifie et qu’elle aura en face la Tunisie, le défi sera de taille. Pour leur part, les Maghrébins ne voient en ce quart de finale face aux Mozambicains qu’une des nombreuses étapes vers la victoire finale. Entre autres, pour eux, une autre issue que le sacre n’est pas envisageable. Et aussi, ils sont bien malins.
Même s’il n’y a pas de preuve formelle, ils auraient fait exprès de perdre face aux Pharaons, mercredi. Ainsi, le chemin des deux nations ne se croisera plus jusqu’en finale, si elles réussissent à sortir des quarts et des demi-finales.
Par contre, si Madagascar se qualifie pour le dernier carré et qu’elle a en face le Mozambique, ce sera tout simplement un remake du match de mercredi, conclu sur un succès sur le fil des protégés d’Angel Manzano. Ces derniers auront un ascendant psychologique, mais les Mozambicains tenteront certainement de prendre leur revanche.
Dans les deux cas de figure, la sélection malga­che aura fort à faire en demi-finales, dans l’éventualité où elle bat la formation angolaise ce vendredi, bien évidemment.Du côté des deux autres quarts de finale, l’on aura un Égypte-Bénin et un Côte d’Ivoire-Mali. Si l’Égypte évolue de la même manière que la Tunisie, à savoir un système basé sur les capacités techniques des joueurs, les Ivoiriens impressionnent par leur puissance. Les Maliens doivent d’ores et déjà se préparer à une bataille physique d’une rare intensité.
Dans la mesure où les deux favoris, la Tunisie et la Côte d’Ivoire, sortent victorieux, le match du dernier carré entre eux proposerait une belle opposition de style. Un éventuel duel qui fait déjà saliver d’avance.
Haja Lucas Rakotondrazaka