02 janvier 2006

ALGERIA: Oran a perdu son basket (1ère partie)

Le thème de l’émission hebdomadaire développé par les confrères de la station régionale radiophonique Bahia-FM en compagnie de la presse écrite avait trait à la “déliquescence du basket-” autour des animateurs Haffaf-Hassani et Aït Habouche, il y avait d’anciens et actuels gestionnaires de “la balle au panier” Boumediène (COBB) Boucif (ASPTTO) Djamel Bilakhdar (exjoueur et coach COBB et confrère) et de l’ancien journaliste Hadj Benaouda Fekih (ENRS C-1) aux côtés d’autres plus jeunes spécialistes des sports collectifs Sihem, Rouhia, B. Djamel” et votre serviteur qui sont intervenus au cours des débats. Le premier invité à parler fut Noureddine Chouicha qui donna la “chair de poule” en rappelant le passé du “ballon orange” à Oran. Il fera rougir les yeux et serrer le cœur des adeptes présents de ce sport d’universitaires” péjorativement appelé “discipline mineure”. Il dira qu’il n’y a aucune comparaison entre les années de braise (1963-70) et la “sinistre” vérité actuelle où le basket est mort à Oran. En notre temps, nous connaissions qu’à l’Ouest comme pool d’attraction : Beni-Saf (JPBS)-Témouchent (CRT)-Aïn-El- Arba (JSEA)-El-Malah (IRBEM) et Oran (ASM). Il y avait des équipes qui, malheureusement n’ont pas perduré comme notre club “ASM” d’Oran où les joueurs frères Ali et Noureddine Benmessaoud - Kaddour Bilakdar -Abdelkader Soudani - Brahimi en ajoutant Houbi (l’Unioniste de Soustara) étaient l’ossature du “Cinq national” pendant longtemps. On rappellera que le club Vert et Blanc a affronté en… 1963 au stade de la SEPSO (aujourd’hui délabré, situé derrière le “théâtre de Verdure”) un club universitaire américaine venu du Michighan. Il ajoutera si le célèbre “team” des Harlem Globe Trotters était venu en cette période post-indépendance, ils auraient eu des difficultés à venir à bout ou perdre face aux Asémistes d’Eckmühl (quartier des joueurs qui évoluaient à l’Electra club”). Il y avait aussi les frères Brahiti et Brahimi - Chouicha - feu Mimoun (ex-international handball) et les jeunes, les frères Foul-Amar. Chouicha avec son franc parler ajouta que les causes de la “disparition” de la discipline à Oran étaient dues au manque de moyens humains (joueurs et gestionnaires), financiers et l’absence de formation (jeunes) avec la disparition de la FASSU (Sport scolaire et universitaire)”. Le football était la locomotive des clubs et prenait plus des deux tiers des moyens du budget du club de la Médina Djedida, ne laissant que des miettes pour les hand, volley, boxe, athlétisme. Nous ajouterons que les valeureux dirigeants, aujourd’hui, décédés qui ont présidé à la Ligue oranaise de basket “Lob” feux Baghdad Abou Kebir (ex-keeper de l’USMO, ex-président ASM) Benbassal-Bey et autre Abdelhadi. Intervenant à partir d’Alger, Kaddour Bilakdar actuel Den-FABB fera lui aussi l’éloge du “basket d’antan” qui n’a aucune relation avec ce qui se passe actuellement. Etrangement, c’est Oran qui a été pénalisé où le MCO devenu NARO (réforme 73-79 avec Sonatrach) a pris le relais où les Kamraoui-Bentayeb avec feu Abdelhadi donnaient le premier titre de “champion national”. Ensuite, le MPO (80-86) avait forcé le respect au milieu du MPA-USKA-GN-DNCA-NADITA. Le trophée national a été remporté (88) par le jeune Boumediène (actuel coach COBB) Bridji - Bennaceur face au team DNC drivé par le grand Terraï puis le black-out et une autre reprise du MCO qui sera abandonnée par Naftal (92), avec la création du COBB sous le patronage de l’APC et les fonds du sponsoring de l’Agence foncière et présidé par feu Houari Chaïla. Mais pas de dérogation car le “cinq” démarrera dans la division inférieure et accédera grâce au renfort des meilleurs joueurs oranais. (à suivre).